Appel à la grève et manifestation le 21 Septembre 2017

La CGT manifeste sa diversité avec puissance

Ce 12 septembre, la CGT a réussi son pari. Ce sont plus de 400 000 manifestants qui ont battu le pavé, aux quatre coins de la France, venant de tous horizons.

Plus de 400 000 citoyens en colère contre les ordonnances Macron ont défilé ce 12 septembre dans toute la France. Un véritable succès pour la CGT, qui sonne le coup d’envoi de la bataille contre la loi XXL. Parmi les 200 manifestations qui se sont déroulées aux quatre coins de l’Hexagone, celle de Paris fut particulièrement suivie, puisqu’elle a rassemblé 60 000 manifestants.

Il y a dans ces ordonnances des mesures qui ciblent particulièrement les cadres, comme le CDI de projet, ou encore le plafonnement des indemnités prud’homales. Cela va accentuer la pression sur les cadres, pour les soumettre à des directives d’entreprise qu’ils ne valident pas forcément. Les ordonnances contiennent aussi des mesures particulièrement drastiques, comme des attaques contre le treizième mois, les primes d’ancienneté, la clause de mobilité (sans limitation géographique)… C’est aussi la fin du décompte horaire du temps de travail.

La CGT des Ingénieur-es Cadres et Technicien-nes, dans le cadre de la manifestation à Paris, une cinquantaine de salariés ont participé à un lâcher de ballons intitulé « lâcher de CDI ». Comme pour montrer que les CDI de projet, le plafonnement des indemnités prud’homales et la réforme des procédures de licenciements font de ces travailleurs, des « cadres en solde », éjectables dès le premier désaccord qu’ils oseraient exprimer vis-à-vis de leur hiérarchie.

La disparition de différentes dispositions conventionnelles (13ème mois, prime de vacances, prime de départ en retraite, d’ancienneté…) inquiète toutes et tous, Employés, Techniciens, Agents de Maîtrise, Ingénieurs et Cadres. La possibilité par accord d’entreprise, de modifier des clauses du contrat de travail permettra d’imposer des clauses de mobilité géographique ou fonctionnelle sans limite et de tirer les salaires vers le bas. Enfin, alors qu’il y a chaque année 100 000 burn out, la disparition des CHSCT signe la fin des politiques de prévention des risques organisationnels au travail.

 

LOI TRAVAIL XXL : Un travail sans lendemain, On n’en veut pas !

Les ordonnances Macron prépare, vous l’avez compris, la plus grande régression de l’histoire du travail en France, mettant à bas des décennies de conquis sociaux. Il ne s’agit pas de changements à la marge, c’est le cœur de notre modèle social qui est en jeu. C’est une véritable boite-à-outils des abus patronaux qui se niche dans chaque recoin de ces ordonnances. La logique est de donner carte en main au patronat, pour modifier à souhait les conditions de travail et les rémunérations, faciliter les licenciements, ou multiplier les contrats précaires, tout en limitant les outils à disposition des salarié.e.s pour s’organiser et se défendre. Ces ordonnances ne régleront pas le chômage, elle propose simplement un modèle de société où le travail est sans lendemain, et où les baisses de salaires et l’insécurité sont le socle commun. Les Ruptures Conventionelles sont nombreuses, demain chez Econocom, ce sera des Ruptures Conventionelles Collectives.

Si comme des millions d’autres ce n’est pas la société que vous voulez, mobilisez-vous avec nous.

Que contiennent donc ces ordonnances 

 

Avant – après

 

 

La CGT aussi fait des propositions pour le Code du Travail 

  • Le nouveau statut du travail salarié sur la base des conventions collectives (NSTS) offre de nouvelles perspectives : l’idée est de créer un socle interprofessionnel de droits cumulatifs, progressifs et transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, et ce, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle.
  • La durée légale du travail devrait être abaissée à 32 heures avec maintien de salaire et renvoi aux modalités par négociation collective, afin de créer des emplois et du progrès social. Et augmentation du SMIC à 1800 euros par mois.
  • Le renforcement de la formation des élus, un meilleur accès aux formations syndicales pour les salariés ; droit de veto des IRP face à certaines décisions des employeurs tel que les licenciements collectifs ou les baisses des cotisations.
  • La durée légale doit être la même pour l’ensemble des salariés, le contingent d’heures supplémentaires et le niveau de leur majoration, fixés par la loi sans possibilité de dérogation défavorable par accord collectif.

Des alternatives existent, construisons-les ensemble !

 

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